Re: Plan vélo

#1
Merci pour ce message. Je suis également très favorable au développement du vélo sur notre territoire. Il me semble par ailleurs qu'il existe (au moins) une association dans ce domaine qui pourrait sûrement aider les élus à prendre les bonnes décisions.
Selon moi, dans l'optique de Marne et Gondoire, je pense qu'une priorité pourrait être d'établir des pistes cyclables entre chaque ville de façon tout à fait continue, goudronnées (si possible) et bien sécurisé par rapport aux routes. C'est l'un des points les plus importants que plusieurs rapports mettent en avant : Beaucoup de personnes ne prennent pas le vélo par peur de la voiture.
Par ailleurs, certaines villes ont développé quelques belles pistes cyclables, mais le lien entre chacune d'elle est parfois très dangereux et la peur refait alors surface (je pense, par exemple, à l'avenue principale de Bussy qui impose de traverser des carrefours dangereux pour accéder à la piste cyclable principale. Sans parler du fait qu'elle s'arrête bizarrement au niveau de la gare... obligeant à emprunter l'avenue !)
Il y a de l'espace entre les villes, souvent, mais on ne peut pas emprunter ces départementales dangereuses à vélo (les voitures vont largement au dessus des 80km/h !!)


Pour toute le reste déjà cité, j'approuve également :) .

Re: Plan vélo

#2
Bonjour,

Dans la continuité des échanges ci-dessus, je vous partage les propositions de l'association "Marne et Gondoire à Vélo".

Préambule :
Les circulations douces devenu actives mériteraient à elles seules une commission spécifique tant sont nombreux les problèmes que posent ces modes de déplacements. Ne disposant pas de cette tribune je vais essayer de relever les points qu’il sera important de prendre en compte si comme le veut l’ambitieux plan vélo présenté par le premier ministre Edouard Philippe en septembre 2018, nous voulons atteindre 9 % de part modale vélo en 2024 càd demain.
  • Consignes vélo aux abord des gares : Elles doivent être ouvertes à tous les voyageurs ou visiteurs occasionnels ce qui est refusé actuellement. (Modalités à trouver surtout quand c’est l’interco qui gèr la chose.)
  • Plateformes multimodales : cela voudrai dire un équivalent de Vélib pour les vélos point sur lequel je reviendrai plus tard ; c’est une fausse bonne idée.
  • Parkings relais, oui avec un bon nombre de places sécurisées pour les vélos.
  • Transport à la demande : mise en place de taxis collectifs quand c’est possible
  • Attribuer des aides financières pour l’achat de VAE : Nous sommes favorables à ce mode de transport qui peut facilement remplacer une deuxième voiture. Les VAE cargo peuvent aussi être utilisés pour transporter ses enfants ou faire des courses à proximité.
    La mairie de Paris subventionne à hauteur de 400€. Au local pourquoi ne pas envisager un système similaire partagé entre interco et communes à condition de ressources si un certain quottât est atteint. Cela devrait s’appliquer sur des VAE neufs ou sur de l’occasion garantie 2 ans par des vélocistes des notre secteur (de préférence pour des problèmes de SAV).
    Par ailleurs, la région I de F va déployer 10 000 VAE en location longue durée (6 mois, renouvelable 3 mois) ce qui permettra pour un loyer relativement faible de se faire une réelle idée de ce que c’est que ce nouveau mode de déplacement qui s’affranchi du relief et du vent. De plus certaines banques semblent aussi vouloir s’engager dans cette voie pour de réelles locations longue durée sur plusieurs années.
Encourager l’usage des modes doux ou actifs :
  • Vélo bus et pédibus sont compliqué à mettre en œuvre car reposant sur le bénévolat des parents. Champ sur Marne a du embaucher du personnel pour faire perdurer cette démarche…En revanche les aménagements cyclables généralisés et les Zones de rencontre aux abords des écoles pourront contribuer à ce que les parents accompagnent les enfants à l’école à vélo qui deviendront eux même autonomes dé le collège ou même avant.
  • Le vélo en libre service type Vélib est une fausse bonne idée. Le coût exorbitant de l’ordre de 2000€ à 4000€ par an et par vélo (source Que Choisir) est incompatible avec notre interco. (trop peu de pôles où concentrer les vélos)
    De nombreuses associations en IdeF réhabilitent des vélos qui pour un budget très faible pour l’agglo, pourraient être attribués, pour quelques euros, à toute personne qui s’engagerait à faire un minimum de ses déplacements à vélo. Il faudra dans le même temps multiplier les attaches vélo en ville qui sont déjà saturées par des vélos ventouse. Le prêt gratuit des vélos, à la maison des mobilités de la CAMG, est conditionné aux plages horaires inadaptées actuellement : rendre les vélos avant 17h30 est contreproductif
  • pour les déplacements utilitaires. La location sur plusieurs jours serait plus adaptée, un peu comme pour les prêts de VAE, mais difficile à gérer dans l’état actuel des choses.
  • Les aménagements cyclables sécurisés sont un préalable pour que les personnes les moins aguerries puissent se lancer dans ce mode de déplacement. Les aménagements des feux et carrefours doivent être pensés en mode doux. Les SAS aux feux doivent être généralises ainsi que les tournes à droite aux feux.
  • Faire changer les mentalités des automobilistes sera le chantier le plus difficile mais la multiplication des zones 30 (la ville à 30) et des Zones de rencontre pourront y contribuer.
  • Pour les entreprises outre les garages vélos abrités et sécurisés près des entrées et les IKV (indemnités Kilométriques Vélo) devraient inciter plus de gens à venir au travail à vélo en concomitance avec ce qui précède.
  • Interdire totalement la voiture n’est pas forcement réaliste. En revanche apaiser les vitesses et les comportements oui. Cela passe par exemple par la généralisation de Zones de rencontre dans tous les centres villes où il est difficile de remettre des bandes cyclables et des pistes en site propre. L’expérience de prés de 10 ans des certaines villes de province prouve que cela marche sans problèmes majeurs.
  • Sensibiliser les enfants oui mais les adultes aussi : proposer un module parcours vélo en ville obligatoire pour l’obtention du permis de conduire serait une bonne façon d’y arriver. Les automobilistes qui frôlent les cyclos à moins de un Mètre finiraient par comprendre…

Autres remarques liées à notre pratique du vélo sur le territoire de M&G :

Points noirs à supprimer :
  • à Saint Thibault, le franchissement du A104 et le prolongement de la piste vers St Thibault.
  • Liaison Lagny –Jossigny (Centre hospitalier) reste à réaliser le tronçon Lagny-Chanteloup sur la D 231 (en dur et non une piste touristique mal revêtue dans le bois de Chigny comme il a été proposé à moment donné!)
  • Liaison Nord Sud Lagny RER de Bussy ; aménagement en Ville à Bussy et D 35 à la montée sur Lagny avec un encorbellement dans le virage à la place de la glissière.
  • Aménagement à poursuivre de la Z. Courtilière à St Thibault vers la gare de Lagny Thorigny via le quai du Prés Long. (La rue Branly a bénéficié d’une piste bidirectionnelle –dans le cadre de la LAURE ?- mais ce tronçon est encore isolé ; en revanche la rue Brébion qui a eu des travaux lourds pendant plusieurs mois n’en a pas bénéficié malgré la présence d’un important établissement scolaire !)
Supprimer les ruptures de pistes entre les existantes :
  • prolongement du Pré Long dans cet espace qui longe La Marne et probablement privatif.
  • Réaliser les pistes mixtes –loisir et usagers- en béton ou bitume drainant n donc en dur, de façon à encourager les déplacements à vélo au quotidien avec des vélos de ville.
  • Ramener les seuils à zéro – et non à 2 cm comme c’est le cas actuellement à la jonction piste rue ou bateaux d’entrée de garage (Voir le mauvais exemple de la piste de Vaires où de nombreux cyclos préfèrent rester sur la chausée).
  • Multiplier les attaches vélo en ville et près des lieux d’attraction par exemple le quottât de 10 attache pour 1000 habitants est loin d’être atteint à Lagny ville de notre siège ainsi que dans les autres communes de M&G.
  • Veiller dans l’habitat collectif à faire respecter 0,75 m2 de parking à vélo par logement voire plus avec possibilité de mini atelier pour entretenir son vélo soit même.
  • Revoir les priorités du SDLD de M&G, la donne ayant changé : plan national vélo qui prévoit 9% de part modale vélo en 2024 ( nous en sommes toujours à 2 ou 3 % actuellement malgré les engagements pris d’atteindre 6 % en 2015 dans le cadre du PLD !).
  • Plus de 50% des budgets alloués aux circulations actives, votés en région I de F, ne sont pas attribués faute de demandes : donc les budgets existent encore faut il monter les dossiers pour les obtenir.
  • Halte aux vols de vélos : Le marquage bicycode (par un N° national unique) dissuade du vol et permet de réattribuer les nombreux vélos retrouvés par les polices qui ont accès à ce N°.
Le marquage sera obligatoire en janvier 2021 pour les vélos neufs et juillet 2021 pour les vélos d’occasion
(Nous demandons à la CAMG de participer au cofinancement d’une machine à graver ces N° sur le cadre des vélos. Le coût d’une telle machine est compris entre 4000 à 5000€ selon les modèles! – des opérations de marquage pourraient avoir lieu en atelier ou dans différents lieux de M&G, par exemple la maison des mobilités, maison d’éco quartier et autres, avec une fréquence à définir).
  • Pour améliorer la sécurité des usagers, lancer des campagnes pour connaître les dangers des angles morts des poids lourds ou des bus. Faire pression pour accélérer la mise en place de dispositifs anti angle morts sur PL et bus.
  • Faire interdire les pubs sur les 4x4, les SUV et autres véhicules motorisés très polluants.( ou les taxer pour financer des campagnes de prévention ; la formation à l’éco mobilité)…
  • Améliorer la visibilité des passages piétons par la mise en place, partout où c’est possible, de places de vélo à 5 m en amont de chaque passage en excluant les 2 roues motorisés.
  • Le « Forfait mobilité durable » qui remplacera l’IKV, doit devenir le minimum obligatoire pour tous les employeurs et cumulable avec le 50 % attribué pour les transports en commun.
  • Le potentiel vélo est sous exploité : les ¾ des déplacements font moins de 7 Km et plus de 50% font moins de 3 Km. Des campagnes d’incitation à se mettre au vélo en ville devront accompagner le développement du réseau de pistes ou d’aménagements cyclables.
  • Savoir rouler à vélo doit s’apprendre dès l’école. Mettre en place un ou plusieurs formateurs homologués qui pourraient intervenir dans toutes les écoles de l’interco. (Les bénévoles de M&G à vélo ou d’autres pourraient y aider pour la mise en pratique en ville.).
N’oublions pas ; que le VAE permet de s’affranchir du relief et du vent contraire et par exemple d’arriver au travail dispo et sans suer !!!
cron